C’est la possibilité pour toute approche médicale valable d’exister et donc la possibilité pour tous d’y accéder, possibilité qui dans les faits est des plus réduite en France aujourd’hui.

En effet la médecine officielle actuelle, largement majoritaire, est la médecine symptomatique moléculaire appelée aussi allopathie par les tenants de l’homéopathie. Les tenants de cette approche médicale sont devenus tellement puissants qu’ils dénient à toute autre approche le droit d’exister. On peut qualifier cette attitude totalitaire de pensée unique médicale.

Comment ceci s’est-il produit ?

A la faveur de succès indéniables dans la première moitié du siècle dernier et concernant tout particulièrement le domaine de l’infectieux et de la chirurgie, la médecine symptomatique, incarnant le progrès, a été perçue par le public comme de nature à résoudre la quasi totalité des maux dont nous souffrons.

Peu à peu et à la faveur d’une habile propagande des différents acteurs du système de soins, une croyance profonde s’est installée dans l’esprit du public, au terme de laquelle la voie suivie était la bonne, que l’on devait faire confiance et s’en remettre totalement à son médecin, une bonne fois pour toute !

C’est ainsi qu’au fil des ans un puissant lobby s'est construit avec la complicité passive du citoyen-payeur et des autorités sanitaires. Faute de contre pouvoirs ce lobby n’a pas tardé à chercher à éliminer tout ce qui ne relève pas de ses dogmes. Dans le même temps de nouvelles pathologies autres qu’infectieuses se développaient en dans nos pays développés et pour lesquelles les traitements se révélaient de moins en mois efficaces.

C’est ainsi que d’autres voies thérapeutiques ont été soit purement et simplement éliminées ou vigoureusement combattues. L’homéopathie par exemple a été l’objet de 4 ou 5 attaques d’une violence rare de la part de ces lobbies, et elle aurait simplement disparue si une très forte résistance (pétition de près d’un million de signatures) ne s’était manifestée.

De nombreuses techniques médicales issues de chercheurs géniaux ont également été écartés au profit des toutes puissantes molécules.

La situation est aujourd’hui bloquée et de ce point de vue la France apparaît nettement comme le pays le plus répressif et intolérant.

Cette attitude est-elle légitime ?

Comme son nom l’indique, la médecine symptomatique moléculaire s’adresse aux symptômes c’est à dire aux manifestations morbides, les effets de la maladie, révélant un disfonctionnement du corps, une maladie. A l’aide d’un arsenal de médicaments, la pharmacopée, le praticien va prescrire le médicament adressant le symptôme pour le combattre , le réduire et ainsi rétablir la santé du patient.

Causes ou effets ?

Les tenants de la médecine symptomatique disent souvent qu’ils ne s’attaquent pas qu’aux effets et n’aiment pas que l’on caractérise leur profession d’allopathique, agissant par les contraires (allos contre), par différence par exemple avec l’homéopathie, qui agit par les semblables. L’homéopathie de son coté affirme s’attaquer aux causes d’un état pathologique et soutient par ce fait la supériorité de son approche.

La médecine symptomatique s’adresse très largement aux symptômes, l’expression visible de la maladie en terme de signes, de manifestations et à l’organe malade ce qui fait dire, en raccourcis hospitaliers, que vous êtes le rein du 37, la prostate du 41 etc.…

Dans son étude sur les sciences de la vie "De l'éthique au droit" de 1988, le Conseil d'Etat souligne : "En médecine, le corps n'est plus celui du malade mais plutôt un corps malade, parcellisé, technicisé, éclaté entre diverses spécialités"

Médecine quelquefois efficace, souvent à risques.

Par son mode d’action le médicament n’est jamais anodin. Les effets toxiques qui accompagnent son action et qui peuvent s’avérer très dangereux voire mortels, sont dénommés par les termes très atténuateurs d’EFFETS INDESIRABLES (EI dans la suite du texte) ou EFFETS SECONDAIRES ou COLLATERAUX. Cette expression n’est pas exacte car ces effets là, peuvent tuer. Au XVIème siècle PARACELSE, l’un des premiers médecins à avoir expérimenté les médicaments, déclarait qu’il n’y en avait pas qui fussent à la fois actifs et non toxiques. Plus le médicament est actif, plus il y a de risques qu’il soit toxique, toxicité proportionnelle à la dose administrée. En effet il doit être efficace et agir systématiquement. Il n’est pas personnalisé, outre le dosage, ni élaboré en fonction d’un terrain ou d’un profil particulier. C’est le plus souvent l’agent d’attaque d’un symptôme qui doit agir chaque fois qu’il est prescrit. C’est pour cela qu’il est conçu et c’est pour cela que cette médecine s’attribue le label d’éprouvée.

Primum non nocere :

Cette sentence constitue l’impératif le plus connu du serment d’Hippocrate. Face aux effets toxiques des médicaments et aux maladies iatrogènes et nosocomiales c’est à dire provoquées par les médicaments et leurs excès, qui font plus de morts que les accidents de la route, quel médecin se sent aujourd’hui à l’aise face à son serment ?

D’autre part les traitements officiellement validés ne concernent que ceux provenant de l'industrie. Au demeurant, ces traitements résultent d'essais médicamenteux effectués par les laboratoires sur 300 000 malades hospitalisés chaque année. Ces derniers leur servent de cobayes, dans la plus grande opacité. Ces essais cliniques sans but thérapeutique sont effectués sur les malades et à leur insu (cf revue Science et vie, mars 99). La Coordination dénonce la loi scélérate du 20.12.88 (loi Huriet) qui livre la population à l'industrie pharmaceutique en violation de l'article 4 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de l'article 7 du pacte international, relatif aux droits civils et politiques, de l'ONU du 16.12.66 : "Nul ne sera soumis à des traitements inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne, sans son libre consentement, à une expérience médicale ou scientifique", et du principe constitutionnel de dignité de la personne humaine qui a fait son entrée en droit positif avec la décision du Conseil constitutionnel du 27.7.94 (n° 94-343-344).

Le Ratio risque bénéfice

Puisqu’il y a toxicité, le résultat de l’action du médicament se traduit par le ratio risque bénéfice. Il dépend du médicament, de la dose prescrite, de la maladie, des autres médicaments consommés et du malade lui-même.

C’est au médecin qu’il appartient de juger pour chacune des prescriptions de l’équilibre entre le risque pris et le bénéfice attendu. Les antibiotiques constituent un bon exemple : Leurs effets indésirables, souvent mineurs, peuvent s’avérer gravissimes : hépatites, insuffisance rénale, baisse majeure de globules blancs ou des plaquettes. Cependant ces effets « survenant rarement », il est largement accepté que le bénéfice dépasse de loin les inconvénients. En conséquence pour éviter la complication d’une angine en atteinte rénale ou cardiaque, ou qu’une sinusite ne dégénère, la balance risque –bénéfice penche en faveur de la prescription.

Cependant, comment expliquer autrement la montée rapide de souches résistantes, qui présentent dorénavant un risque majeur de santé publique, que par la prescription généralisée de ces antibiotiques ? Ce principe même de risque bénéfice est aussi la porte ouverte à tous les abus car on ne connaît pas ou on ne veut pas connaître les effets à long terme de certains médicaments le soin d’étudier ces effets à long terme étant confiés aux laboratoires eux-mêmes !

Tout le monde sait, c’est un secret de polichinelle, que la pharmaco-vigilance ne marche pas, car personne dans le système actuel n’y a intérêt. Faites-en vous mêmes l’expérience : Demandez à votre médecin à quand remonte sa dernière note de pharmaco-vigilance, s’il est franc, il vous répondra qu’il n’est pas payé pour çà !

Une médecine utile mais limitée et de plus en plus décalée face aux pathologies dite de civilisation.

Cette médecine, exercée avec prudence et discernement a sans conteste sa place dans la panoplie des soins. Elle a démontrée son efficacité en urgence, en infectieux, c’est une médecine physique, de premier niveau. Par contre, dans les maladies les plus importantes aujourd’hui, où, grâce aux différents progrès et surtout à l’amélioration des conditions de vie, l’infectieux a largement régressé, cette médecine se révèle inefficace, les traitements officiellement validés sont en situation d'échec persistant, à savoir dans les domaines suivant :les allergies, le chronique, les cancers, les maladies auto immunes et dégénératives , les maladies orphelines. __ En conséquence notre Santé Publique doit fondamentalement revoir sa copie.__

Par ailleurs utilisée mal à propos cette pratique se retourne contre la santé des personnes . Près de 20 000 morts par an et plus d’un million de journées d’hospitalisation ! Paroles d’officiel (M KOUCHNER) Pour faire court on pourrait dire qu’au lieu de 80% cette pratique pourrait représenter 30% des soins globaux. On peut imaginer les économies réalisées tout en progressant en terme de santé!

Une thérapie peut-elle prétendre au label « scientifique » et par là même écartée toute les autres qualifiées de insuffisamment éprouvées et charlatanesques ? Elle s’est progressivement imposée dans nos sociétés modernes aux motifs qu’elle serait scientifique à la différence de toutes les autres, empiriques, donc indignes de notre ère de progrès scientifique et technologique.

Peut-on dire de cette médecine qu’elle est scientifique en ne s’intéressant principalement qu’aux symptômes ? Qu’elle science pourrait se qualifier de la sorte sans se ridiculiser ? La science étant justement et principalement la recherche des causes.

Est-elle plus éprouvée que d’autres ?

Ce point est très discutable et de plus en plus contestable car Il y a bien évidemment refus des autorités sanitaires d'évaluer les méthodes et traitements non classiques et non conventionnels, et même d'accepter les évaluations effectuées hors de France pour ces méthodes ou médecines.

Pour ce qui concerne les médicaments la situation est inversée . Près d’un millier reconnus totalement inefficaces sont pourtant sur le marché.

Pour d’autres la toxicité est telle qu’il peuvent entraîner la mort . Entre autres cas ( de plus en plus nombreux) : L’affaire Bayer de la Cérivastine

Malgré tout cela les tenant de cette médecine chimique, Secrétariat à la Santé, facultés de médecine, professeurs émérites, institutions sanitaires, Conseil de l’Ordre des médecins, vigoureusement et financièrement soutenus par les l’industrie pharmaceutique se battent farouchement pour éliminer toute autre approche de la santé le plus souvent qualifiées de insuffisamment éprouvées ou charlatanesques. En termes de soins la formation officielle des médecins n’en comprend pas d’autres, et au cours de ces 30 dernière années il s’est installé une confusion d’intérêt entre la santé publique, le pouvoir médical et les intérêts de l’industrie pharmaco-chimique.

La recherche, l’expertise, témoigne d’une osmose de plus en plus intime avec l’industrie et il est de plus en plus difficile de rencontrer des représentants qualifiés non appointés et non impliqués dans des intérêts privés.

Ainsi, le public ayant abandonné sa santé « entre de bonnes mains », le mythe du médicament tout puissant s’est-il installé, alors que faut-il le rappeler le médicament ne guérit pas, il aide le corps à se rétablir. Un dogme était né, la méthode Coué ne profite pas qu’à l’homéopathie et autres guérisseurs !

La santé est devenue marché mondial, la lutte contre la concurrence, méthode naturelle de tout entité industrielle et commerciale, s’est très développée en faveur de la médecine symptomatique et contre toute les autres thérapies.

Recherche médicale bloquée

En raison de cette pensée unique en la matière la recherche en se domaine, en dépit des milliards et des promesses, les découvertes annoncées depuis des décennies ne se réalisent pas. C’est désormais indissociable du langage scientifico médical. Des découvertes riches de promesse… Demain l’on pourra… Des espoirs formidables…

La littérature et les médias diffuse de tels message depuis des dizaines d’année mais en dépit des sommes colossales englouties les grands fléaux cités ci-dessus progressent inexorablement. Extrait de Sciences et Avenir de février 2002 : » Rappelons quelques zéros que les médias et les politiques font semblant de ne pas voir : zéro prix Nobel pour l’Inserm, idem pour les sciences de la vie du CNRS et de l’Ecole Normale Supérieure,, pas mieux pour l’Inra, le CEA et rien non plus pour l’Institut Pasteur depuis 36 ans ! »

Cette situation est à l'origine du lourd bilan annuel des 150 à 170 000 morts du cancer (maladie prise à titre d'exemple) pour des malades ayant pourtant reçus tous les traitements officiels. Selon l'interrogatoire du Centre de recherche et de documentation en économie de la santé - 1, rue Paul Cézanne - 75008 Paris (CREDES) portant sur la période de 1970 à 1991, la santé publique s'est dégradée avec un taux de maladies qui a pratiquement doublé (+ 95 %). L'augmentation concerne toutes les tranches d'âge, tous les groupes de maladie, et n'est donc pas liée au seul vieillissement de la population. La progression du cancer atteint 352 % et, pour l'ensemble des cancers, la mortalité a progressé de 137 % chez les jeunes, de 73 % chez les adultes, de 65 %