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Corinne est une maman à bout. Depuis toute petite, sa fille, Cindy, passe sa vie dans les hôpitaux. « Quand elle est née, elle ne pesait qu’1 kg 980 », nous explique le mari de Corinne. « Elle a donc dû garder une sonde qui l’a nourrie pendant deux ans ». Mais un jour, la petite n’accepte plus la sonde et décide de l’arracher. « La maman n’était plus d’accord non plus de la nourrir comme cela », nous explique son mari. « Pour elle, on gavait vraiment son enfant, c’était devenu une situation inacceptable !». Les conflits vont donc opposer Corinne à l’hôpital Saint-Luc. « Cindy avait une très petite taille mais les médecins n’y ont pas trouvé de raisons génétiques », nous confie notre interlocuteur. « Tant et si bien qu’ils en ont conclu que son retard de croissance était d’ordre psychologique. Ils ont donc décidé de réduire le nombre de visites entre les parents et la petite ». Mais là encore, Corinne n’accepte pas la décision. Le SPJ est alors saisi et Cindy est envoyée dans un centre médical pédiatrique. «Elle y est entrée alors qu’elle avait 3 ans », nous explique l’homme. « Aujourd’hui, Cindy a 6 ans et n’a toujours pas pu rejoindre la famille ». SIX NOËLS DANS LES HÔPITAUX Pourtant, selon les parents, le développement de Cindy est positif. « Dans les rapports du centre, il est noté que l’enfant se porte très bien, que sa croissance évolue harmonieusement mais qu’il a encore de fortes angoisses », nous explique l’homme. « Et lorsque l’on demande à quoi sont dues ses angoisses, on nous répond qu’elle n’arrête pas de réclamer sa maman. Leurs décisions sont donc tout à fait contradictoires ». Le 24 décembre prochain aura lieu une nouvelle audience au tribunal. « Cela va faire six noëls que Cindy passe à l’hôpital », nous explique notre interlocuteur avec émotion. « Nous souhaiterions pourtant l’avoir près de nous ». Mais les choses ne semblent pas être aussi simples. « Le centre a enlevé l’autorité médicale de la maman », nous explique le mari de Corinne. « Ils lui font donc une cure d’hormones même si on y est opposé. Ils estiment que c’est pour son confort futur mais nous savons que ça peut développer des cancers ou des accidents vasculaires. Mais de notre avis, tout le monde s’en fout !». Pour dénoncer ce que ces parents vivent comme une injustice, une pétition a été lancée. Et ce vendredi, un rassemblement aura lieu devant le centre en question. « Nous allons venir avec des cadeaux et des fleurs pour Cindy », nous explique Raphaël, l’organisateur de l’événement. « Mais notre action a surtout comme objectif de montrer au corps médical que ces parents ne sont pas seuls et que Cindy a besoin d’une maman et non pas d’un centre médical !».


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