L'UNACS se pose beaucoup de questions sur l'affaire Cindy ! Que ce passe-t-il au centre médical Clairs Vallons? Pourquoi la presse Belge n'en parle pas ? Pourquoi l'association Initiative Citoyenne est menacée d'un procès pour s'être exprimé.

En France la liberté de la presse existe, la liberté d'expression aussi ; même si les événements tragique visant la liberté de la presse nous ont marqués, celle-ci n'est pas réduite au silence. En Belgique une petite fille Franco-Belge est retenue depuis plus de 3 ans dans un centre d’accueil. La presse Française est venue au tribunal le 24 décembre 2014, pas la presse Belge. Au contraire, ceux qui ont publiés un article sur cette affaire l'ont subitement retiré. Pourquoi ? Ont ils été menacés? Pour bien comprendre cette histoire, je vous invite à lire ce qui suit Le 16 décembre dernier, l'association Initiative Citoyenne postait un article intitulé « La petite Cindy prisonnière à Clairs Vallons: enlevée à sa maman, la petite est forcée de recevoir des hormones de croissance sans raison ! » suite auquel ils ont reçu une mise en demeure de la part de l'avocat de Clairs Vallons, centre médical pédiatrique situé à Ottignies, au sud de Bruxelles, leur enjoignant de retirer sur le champ ce contenu sous peine de poursuites.

Pour autant, ni Me Englebert ni sa cliente (Clairs Vallons) n'ont le pouvoir ou le droit de nous empêcher de nous interroger sur les pratiques de Clairs Vallons qui n'interpellent d'ailleurs pas que nous, à en lire la presse. Ironie du sort, Me Englebert (avocat de Clairs Vallons) déclarait pourtant lui-même le 1er octobre 2010 dans le Soir "On a le droit de dire ce que l'autre ne veut pas entendre". En démocratie, que cela plaise ou non, et aussi malades que soient les régimes occidentaux qui se prétendent tels, s'interroger sur la légitimité de traitements infligés à quiconque, a fortiori à des enfants, constitue non seulement un droit mais à nos yeux également un devoir.  Clairs Vallons estime son image salie et a également communiqué à Initiative Citoyenne un document additionnel (un démenti) que nous sommes procuré et nous n'hésitons pas à publier sur ce site, de façon à ce que cette institution ne prétende pas à tort que sa parole ne serait pas relayée -d'ailleurs fort étrangement comme nous le verrons ci-dessous, quand des journalistes de la Voix du Nord, de France 3 et de Sudpresse viennent tour à tour interroger Clairs Vallons sur ses pratiques, l'institution se refuse toujours à prendre la parole qu'on lui offre... et la presse Française ne reçoit pas d'injonction de la part de Me Englebert. Pourquoi ?

Il faut, dans cette affaire, incontestablement s'alarmer et s'indigner du silence scandaleux des médias belges sur ce dossier apparemment tabou. L'enjeu est la vie d'une petite fille privée de sa maman depuis des années et placée dans un centre par la justice soi-disant pour son plus grand bien médical et psychologique. Le dossier, rappelons-le est celui de Cindy, une petite fille de 6 ans dont la maman avait osé interroger la pertinence de lui administrer des hormones de croissance (dont les dangers sont tout à fait avérés depuis des lustres en plus!) ce qui lui a valu d'être dessaisie de son autorité médicale, un médecin arrogant ayant cru bon d'imposer ses oukases par la voie judiciaire. Le résultat est évidemment tragique, comme toutes les fois que la médecine autoritaire applique ses vues destructrices: une petite fille est privée de sa maman depuis des années avec toutes les conséquences psychologiques que cette situation entraîne. Malgré les hormones de croissance, la petite fille reste petite et cela n'est pas mortel. En revanche, sa maman lui manque terriblement et c'est d'elle dont elle a le plus besoin pour sa santé sur tous les plans. Le temps passe et les prétextes pour maintenir la petite fille sur place sont tous plus gros les uns que les autres: de motifs médicaux, on passe à de soi-disant obstacles psychologiques dans le chef de sa famille pour maintenir Cindy au centre.  

D'année en année, le placement de Cindy à Clairs Vallons est renouvelé sur base des décisions et avis de trois maillons/trois intervenants: la "justice", le Service de Protection judiciaire (SPJ) et Clairs Vallons (dont les médecins écrivent directement au juge pour l'influencer en court-circuitant les voies classiques de communication, selon des documents que nous avons directement pu nous procurer ). La ligne de Clairs Vallons, telle qu'on peut la lire dans leur mise en demeure et dans leur démenti est de se présenter comme un simple exécutant qui n'aurait aucune marge de manœuvre. Tout au long de l'histoire, de nombreux événements très sombres ont toujours montré que le travail de simple exécutant était souvent incompatible avec l'éthique la plus élémentaire. photos_voix_du_nord.jpg

Mais venons-en plus avant au motif de cet article: les pratiques du Centre médical Clairs Vallons. Le journal La Voix du Nord s'est interrogé sur le degré d'humanité de l'institution. La maman n'a même pas pu souhaiter un joyeux Noël ou une Bonne année à sa fille le 25 décembre ou le 1er janvier au motif que c'était un jour férié et qu'il n'y avait soi-disant pas le personnel pour "encadrer l'appel". Quand la petite a eu un "accident" en se cassant le bras dans le centre et qu'elle a dû être opérée, la maman n'a même pas pu réconforter sa fille hospitalisée car cela n'avait pas lieu le jeudi, seul jour de la semaine où la maman a le droit de parler au téléphone à sa fille et encore seulement 6 minutes! Même dans ces conditions draconiennes de "contact" virtuel avec sa fille, Clairs-Vallons a encore trouvé le moyen de ne pas respecter ce droit d'appel téléphonique comme s'en est plaint la maman au centre. La maman a reçu un mail d'une pédopsychiatre du centre pour lui interdire de dire au téléphone à sa fille qu'une chambre l'attendait dans sa maison....

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Les grands-parents maternels de la petite Cindy ont expliqué: « Nous vous confirmons qu'en 2012 le SPJ ne nous a pas autorisé à rendre visite à notre petite fille Cindy, alors que nous avions fait 1.200 km. Par contre nous avons eu l'autorisation de lui rendre visite pendant 1 heure en 2013 et 2014, dans un bureau sans fenêtre sur l'extérieur. A chaque visite nous avons dû subir un examen de passage où nos gestes et comportement était épiés et analysés. En 2013 nous n'avons pas été autorisés à prendre des photos avec Cindy, mais en 2014 nous en avons pris malgré que la psychologue ne soit pas d'accord. » Alors que Clairs Vallons conteste par la voie de son avocat le mot "prison", force est de constater que, dans les faits, les détenus ont droit à un temps de visite et de contact avec leur famille qui est très nettement supérieur aux seules 6 minutes téléphoniques avec sa maman auxquelles Cindy a droit ... Voici à cet égard ce qu'explique Pierre, le mari de Corinne et beau-père de Cindy:

« Il est certain que Clairs Vallons est furieux que nous médiatisions mais nous ne changeons pas notre ligne: nous rendons publics les faits judiciaires de la vie judiciaire de Cindy, puisque Cindy dépend d'une autorité de tutelle publique (la justice), et d'un établissement pédiatrique publique financé par des fonds publiques (ASBL). Et c'est le traitement "pis que carcéral" de la relation aux parents que nous rendons public, ce qui est encore un droit pour qui est parent malmené, de pouvoir dire ce qu'il subit. Charge à CLAIRS VALLONS de traiter autrement la relation parentale s'il ne veut pas que la presse, la télévision ou les réseaux sociaux en parlent. De plus quel est le moindre mal: être médiatisé ou être sans maman ? Rappelons qu'un prisonnier à Tournai a droit à une visite d'une heure chaque jour de sa famille, une visite "enfant" chaque mercredi, une visite sans aucune surveillance une fois par mois (document d'un gardien de prison à l'appui). Comparons à Cindy? Faut-il taire cela? » (sic)

Le centre renvoie toute la responsabilité de ce type de situation à la justice qui serait donc la seule à décider. Mais ne soyons pas dupes, le corps médical de Clairs Vallons et ses propos ont une influence décisive sur les juges. Alors que l'institution prétend favoriser le lien affectif entre parents et enfants, le cas de la petite Cindy montre une certaine hypocrisie. La déontologie médicale octroie aux médecins une indépendance qui leur permettrait tout à fait de tenir au juge un autre discours sur le cas de Cindy, ce qui permettrait assurément à la petite de retrouver sa famille pour le plus grand bonheur de tous (mais sans doute pas de Clairs Vallons). Sur la page Facebook, les parents ont pu se rendre compte que Cindy n'était pas un cas isolé. D'autres parents se plaignent aussi de Clairs Vallons et de ses méthodes. Dire cela, ce n'est ni de la calomnie, ni de la diffamation mais de l'information à laquelle tout parent à droit en se renseignant sur telle ou telle institution (la liberté d'expression serait-elle plus grande quand il s'agit de critiquer une marque de voiture ou de lave-linge alors qu'il s'agit ici de situations qui bouleversent durablement des vies entières?). Une fois encore comme rappelé par Me Englebert et ce dans un souci de cohérence, "on a le droit de dire ce que l'autre ne veut pas entendre" et ce droit recouvre la liberté de se poser plusieurs questions tout à fait pertinentes et légitimes sur les raisons que Clairs-Vallons aurait de tout faire pour garder la petite en son sein. Cela pose la question des conflits d'intérêts, c'est-à-dire des enjeux financiers pour lesquels un centre comme Clairs Vallons peut avoir intérêt à garder une "patiente" au long cours. Mais cela pose aussi la question du contrôle des médecins (psychiatres, pédopsychiatres) de ce centre (et d'ailleurs...) dont les avis ont de si lourdes conséquences. Qui va s'assurer de la santé mentale et psychologique de ces médecins qui prétendent eux-mêmes juger souverainement de prétendus désordres psychologiques chez les autres? Qui va voir comment se passe leur vie privée, de façon à ce qu'il ne puisse pas y avoir de frustration ou de transfert qui porte en pratique préjudice aux patients soumis à leur influence et aux jugements qu'ils rendront à destination de la justice? Dans les articles et vidéos ci-dessous, vous verrez qu'à chaque fois, Clairs Vallons a refusé de parler à la presse....Vous verrez aussi que rien qu'en France, 60 000 enfants seraient placés à tort d'où qu'on peut bien sûr se demander combien aussi le sont à tort en Belgique? Dans la partie finale de cet article, nous nous interrogeons, à lumière du cas de Cindy, sur le respect (ou le non respect) par Clairs Vallons de la Convention des Droits de l'Enfant.

Vidéo France 3 (19/20) du 24 décembre dernier:  http://www.youtube.com/watch?v=wpwwr0dO1Pg   Articles de la Voix du Nord (dont nous saluons l'honnêteté!):   Fresnes-sur-Escaut : elle se bat depuis trois ans pour passer Noël avec sa fille   Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 18/12/2014 PAR CÉCILE THIÉBAUT   Incompréhensible. Insoutenable. L’histoire de la maman Corinne Jaussaud n’a rien d’un conte de Noël. Voilà trois ans que cette Fresnoise de 43 ans se bat pour récupérer sa fille, placée pour raisons médicales dans un centre pédiatrique en Belgique. Privée de visite, elle ne l’a pas serrée dans ses bras depuis un an.

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Corinne et sa fille Cindy, lors d’une des dernières visites autorisées. C’était pour son anniversaire... en août 2013.

Le groupe facebook en soutien à Cindy :

historique : 1. Une naissance et des complications. Cindy est née le 16 août 2008 en Belgique. Son père, belge, et sa mère, française, vivaient à Péruwelz. À sa naissance, c’est la stupéfaction: « Elle ne pesait que 1,9 kg, raconte Corinne Jaussaud. Ils l’ont mis sous sonde naso-gastrique (un tuyau dans le nez pour la nourrir). Ils ne voulaient pas que je l’allaite, et elle était trop petite pour téter le biberon ». Elle passe ainsi plus d’un an à l’hôpital, avec sa mère… et la sonde.

Cindy est anormalement petite. Aujourd’hui à 6 ans, elle a le poids et la taille d’une fille de 3 ans. Syndrome de Silver Russel ? Les différents examens n’ont pas permis de le déterminer. « Comme les médecins ne trouvaient pas, ce ne pouvait être que psychologique, raconte Pierre Déjardin, qui partage aujourd’hui la vie de Corinne à Fresnes. Il fallait un coupable, c’était forcément la mère ! »

Quand Cindy s’est cassé le bras, « je n’ai pas pu lui faire un bisou au téléphone ».(sic)

2. Une enfant en danger ? Le service de protection judiciaire (SPJ) s’est mis en branle: Cindy est devenue une enfant protégée. En 2010, elle a finalement le droit rentrer chez elle. Sa mère continue de la nourrir à la sonde, jusqu’au jour où « Cindy arrache son tuyau. Elle ne voulait plus se laisser faire. ». Elle est de nouveau hospitalisée, « parce qu’elle avait perdu un kilo ». Elle ne sortira plus jamais de l’hôpital. Quand elle arrive au centre pédiatrique de Clair-Vallons au sud de Bruxelles, en octobre 2011, Cindy ne sait pas mâcher. « Mais elle a très vite appris », raconte la maman, qui espérait vite la retrouver...Mais non. Le SPJ, année après année, obtient le renouvellement du placement. Dans un de ses derniers rapports, il indique que « Cindy reste une enfant très fragile qui a besoin d’aides spécifiques que ses parents ne peuvent lui apporter ».

3. Vers un scandale d’État ? « Mais ce n’est pas une mère maltraitante ! », rétorque son avocat belge Philippe Vanlangendonck. L’autorité médicale lui a même été retirée, simplement parce qu’elle posait des questions sur les hormones de croissance qu’on administre à sa fille ! » Depuis les visites lui sont interdites. Voilà un an que Corinne n’a droit qu’à six minutes de téléphone par semaine, le jeudi. Quand Cindy s’est cassé le bras il y a peu, « je n’ai pas pu lui faire un bisou au téléphone ». Ce n’était pas jeudi… Dire que dans ce même rapport du SPJ, « Cindy est décrite comme une enfant triste, pleurant facilement. Elle exprime qu’elle veut sa maman et qu’elle lui manque ». Paradoxe ? Côté belge, « c’est l’enlisement », reconnaît l’avocat. Aussi, le pénaliste français Emmanuel Ludot se dit, lui, prêt à « allumer un conflit diplomatique ».

Son avocat Me Ludot : «Pour la sauver, il faut faire sauter la baraque» Emmanuel Ludot est un pénaliste reconnu, l’avocat des causes insolites ou sensibles. Il a défendu des fans de Michaël Jackson mais aussi… Saddam Hussein.

– Pourquoi avoir pris ce dossier ? « J’avais déjà défendu l’UNACS (l’association française qui soutient Corinne, lire ci-contre), et ils m’ont parlé de cette affaire. J’ai été saisi par les méthodes pour le moins curieuses de ce centre. En Belgique, la situation est complètement bloquée. Mais comme la maman est française, que Cindy a la double nationalité, la seule solution est de faire rapatrier l’enfant sur le seul français ». – Quels pourraient être les angles d’attaque ? « Leur raisonnement à Clair-Vallons ? Cindy se nourrira mieux si on la coupe de sa maman… Mais c’est de l’analyse psychologique de comptoir ! Cet enfant est en souffrance, a des carences affectives… Le motif du placement est aussi suspect : un problème de croissance… Les juges en Belgique manquent manifestement de curiosité… Et on prive la mère de l’accès au dossier médical, pendant qu’on bourre l’enfant d’hormones de croissance, des substances dont certains médecins dénoncent la dangerosité à moyen terme (risque d’accidents vasculaires cérébraux…). Il faut prouver que Cindy est en danger là-bas. »

– Quelles démarches juridiques avez-vous entreprises ? « Le 11 décembre, j’ai saisi le pôle enfants du Défenseur des Droits (une instance juridique représentée par Jacques Toubon à Paris). Cela peut prendre trois ou quatre mois, mais j’ai bon espoir. Il faut qu’un juge des enfants s’empare de ce dossier. (…) Oui, mon intention est bien d’allumer un conflit diplomatique entre la France et la Belgique. Car pour sauver cet enfant, il faut faire sauter la baraque ».   D’autres cas troublants à Clair-Vallons

Le Belge Raphaël Sirjacobs est un ancien de Clair-Vallons, le centre médical pédiatrique d’Ottignies de 120 lits (non loin de Wavre), où Cindy a été admise. Il a pris fait et cause pour la maman, en lançant un groupe Facebook, et en organisant une manifestation ce vendredi après-midi devant les portes de l’établissement. « Ils m’ont trouvé une maladie » « J’ai été placé là-bas à l’âge de 13 ans, car mes parents étaient en instance de divorce, raconte-t-il. Et là, ils m’ont trouvé une maladie : un eczéma aux pieds. J’ai dû rester plusieurs mois, après qu’ils ont libéré mon frère et ma sœur ». Il en parle comme une prison… « Mon père a dû se battre pour me récupérer ». La rupture avec la famille serait là-bas plus qu’un mal nécessaire, une thérapie ? « Ils jouent sur le nerveux de l’enfant », explique le Belge, dont l’eczéma avait disparu sitôt de retour à la maison.

« J’ai aussi un cousin, handicapé moteur, qui n’a pas le droit de visite là-bas sur sa petite-fille, gravement malade », poursuit-il. Et la réputation de l’établissement n’en pâtit-elle pas? « Ah, non, ils ont une belle image, un beau parc, de belles activités…». Et comme en témoignent les placements renouvelés de Cindy, la justice belge semble faire entièrement confiance à l’établissement. Jusqu’à quand ? Une mère vient de déposer plainte après qu’une infirmière a frappé son fils de 11 ans, un enfant sous dialyse à Clair-Vallons. La presse belge s’en est émue la semaine dernière. La belle image ne serait-elle pas en train de s’écorner? Sur le cas de Cindy, sur ses pratiques, le centre Clair-Vallons n’a pas voulu donner suite à notre demande d’entretien, évoquant « le secret médical ».   La mobilisation grandit pour Cindy sur le Net et dans la rue

La lutte pour les droits des patients et de leur famille, c’est devenu le combat de Raphaël Sirjacobs depuis qu’il a perdu sa fille Stacy, âgée de deux mois. Elle est décédée tragiquement en octobre 2011 après avoir reçu un triple vaccin. Ancien patient lui-même de Clair-Vallons, il s’est ému de l’histoire de Corinne et Cindy, y retrouvant la sienne. L’éloignement familial, il le combat fermement, parce que « Cindy n’a qu’une mère et ce n’est pas Clair-Vallons».

Rassemblement ce vendredi après-midi devant l’établissement Aussi a-t-il lancé le 13 décembre un groupe Facebook pour soutenir Corinne Jaussaud. Une page qui lui a permis d’attirer l’attention des médias. La presse belge s’est fait écho ces dernières jours de l’histoire de Cindy, mais aussi de l’affaire Haroune, l’enfant de 11 ans giflé par une infirmière de Clair-Vallons. L’opinion belge ainsi mobilisée, Raphaël Sirjacobs espère attirer la foule ce vendredi après-midi à 13h devant l’établissement pour un rassemblement qui se veut « symbolique ». « On veut leur montrer qu’il y a du monde, des avocats, des associations qui soutiennent Corinne », explique-t-il. « On va essayer de déposer une lettre et un petit cadeau pour Cindy... » En France, c’est l’Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS) et son président Jacques Bessin qui ont décidé de soutenir moralement et juridiquement Corinne Jaussaud. « On s’est spécialisé dans le droit médical. On aide par exemple les enfants cancéreux ou encore les parents qui font le choix de ne pas vacciner leur enfant ». Lui-même, en Normandie, s’est battu en justice, pour qu’elle lui reconnaisse ce droit. L’histoire de Cindy et Corinne l’a touché. « C’est tellement gros. Les droits élémentaires, comme l’accès au dossier médical, sont bafoués (...) Mais qu’est-ce qui se passe dans ce centre ? Cindy est certes petite, mais elle est en parfaite santé, pourquoi ne la rend-t-on pas à sa famille. C’est à dormir debout, cette histoire ! » C’est Jacques Bessin qui a mis en relation Corinne Jaussaud et un ténor du barreau français, Me Emmanuel Ludot, et le pénaliste a pris le dossier à bras le corps.

Source: La Voix du Nord


Le petit Haroune (11 ans), malade, giflé par son infirmière parce qu'il lisait un livre à 6 heures du matin   Yolande Nimy Nassera, la maman d’Haroune, dépose plainte pour violence sur son fils de 11 ans. Selon elle, une infirmière du centre hospitalier Clairs Vallons d’Ottignies a giflé le gosse qui souffre d’une insuffisance rénale. Nassera n’a « plus confiance en l’équipe médicale » et poursuit, elle-même, la dialyse de son fils à domicile.
photos_voix_du_nord_4.jpg D.C./P.C. Nassera poursuit, elle-même, la dialyse de son fils à domicile.

« Je n’avais pas d’autre choix que de porter plainte pour protéger mon fils », soutient Nassera. Selon la maman d’Haroune, son gamin de 11 ans a été violenté par une infirmière du centre hospitalier Clairs Vallons d’Ottignies. «Je ne peux pas tolérer qu’on puisse lever la main sur un enfant. Encore moins un enfant malade !  »   Source: Sudpresse (La Capitale)

Affaire Cindy : la maman de Fresnes-sur-Escaut contrainte de passer les fêtes dans l’attente   Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 24/12/2014 PAR BERNARD DÉFONTAINE Le tribunal de la jeunesse de Tournai doit se prononcer sur le renouvellement du placement de la fillette, depuis trois ans à Clair-Vallons et que sa maman, française, n’a pas revue depuis un an. Réponse le 7 janvier.
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maman de Cindy à sa sortie de la salle d’audience. À côté d’elle, le président de l’UNACS, Jacques Bessin. PHOTO DIDIER CRASNAULT

Si Corinne Jaussaud espérait obtenir une réponse favorable ce mercredi, veille de Noël, son espoir a été douché. Le tribunal de la jeunesse de Tournai, chargé chaque année de se prononcer sur le renouvellement du placement de Cindy, qui a déjà passé la moitié de sa vie au centre pédiatrique Clair-Vallons et dont la maman se bat pour la récupérer, a reporté sa décision au 7 janvier. Un soutien se propose comme famille d’accueil Il s’était déjà réuni pour examiner le dossier le 12 novembre, mais le juge avait statué sans attendre ni prévenir les avocats, avec lesquels une heure avait été pourtant convenue. Curieuse façon de faire qui avait justifié de faire opposition de ce jugement par défaut et le dépôt d’une plainte disciplinaire contre ce juge. Laquelle n’est visiblement pas restée sans effet, puisque ce matin, il avait été remplacé…

Pour débloquer la situation, et parvenir à extraire la fillette de Clair-Vallons, une nouvelle pièce a été versée au dossier ce mercredi. Président de l’Union nationale des associations citoyennes de santé, le Normand Jacques Bessin, qui se trouvait parmi la dizaine de proches et de soutiens accompagnant la Fresnoise au tribunal, a fait cette proposition : il est prêt à accueillir Cindy dans son propre foyer, à titre de famille d’accueil. Et a même déjà pris rendez-vous pour elle en février à l’hôpital Necker-Enfants malades. Si un avis médical paraît on ne peut plus autorisé, c’est bien celui-là. Au sujet de Cindy, qui souffre d’un retard de croissance et à laquelle des piqûres d’hormone ont été faites, Jacques Bessin attend qu’il soit répondu à cette simple question : « Est-ce que mesurer 1,55 m à l’âge adulte est un handicap pour la vie ? »

Pas même un coup fil autorisé pour Noël

À leur sortie d’une audience tenue à huis clos, où Jacques Bessin s’étonnait de l’absence des médias belges, Corinne Jaussaud ne se montrait guère optimiste : « Je ne sais pas si l’intérêt de Cindy va être pris en considération. Le combat risque de continuer. » Un combat de tous les instants, d’ailleurs.

On pouvait déjà s’interroger sur le degré d’humanité du centre Clair-Vallons, qui a interdit le droit de visite à la maman au motif que celle-ci était restée trois semaines sans venir voir sa fille : mais c’était autour de la naissance de son deuxième enfant ! Eh bien, Corinne ne pourra pas appeler Cindy ce jour de Noël comme elle le fait chaque jeudi, au motif que c’est férié… et qu’on n’a peut-être pas le personnel nécessaire pour « encadrer » cet appel, c’est ça ? Même ça, elle n’a pu l’obtenir. Est-ce qu’on permet à une maman d’appeler sa petite-fille le jour de Noël, franchement ?   Source : La Voix du Nord   Arguments et explications de la maman et du beau-père de Cindy au sujet de ce qui s'est déjà passé avec l'institution Clairs Vallons dans ce dossier (issu du groupe Facebook de soutien à Cindy):

Leur commentaire sur le démenti de Clairs Vallons déjà mentionné ci-dessus:

L'UNACS N'A PAS VOCATION A RESTER SPECTATEUR. EN FRANCE NOUS AVONS LA LIBERTE D'EXPRESSION.