anna-unacs.jpgLa petite Anna, âgée de 2 mois, est actuellement en placement provisoire pour suspicion de maltraitance au CHU Nantes. Comme dans le cas de la petite Lelya, il y a 3 semaines au même endroit, encore une fois les médecins ne disposent d'aucun élément probant pour étayer leurs doutes.

Que se passe-t-il au CHU de Nantes ? Un médecin voit-il rouge trop souvent ?

Le Dr Juliette Fleury est médecin au service pédiatrie où est placée Anna, elle est aussi dans un autre service du CHU, à l'Unité d'Accueil des Enfants en Danger (UAED). Les recommandations à propos du Dr Fleury que l'on peut lire sur une page du site medecinfrance.com (medecin-fleury-juliette-99634.htm) sont révélatrices d'un état d'esprit inquiétant où se mêlent préjugés et stigmatisation :

madeleine # 27 février 2013
Confiance totale dans le Dr Fleury qui est une pédiatre extémement motivée par son métier et notamment la maltraitance infantile dont elle souhaiterait devenir une référence régionale, voire nationale. Ne manque pas de faire tous les signalements possibles auprès de l'Aide Sociale à l'Enfance et de solliciter avec énergie le placement des enfants pour les mettre en sécurité loin de leurs parents . Ne recule devant aucun examen même couteux, radiologie, scintigraphie, au moindre hématome. Particulièrement vigilante envers les familles mono-parentales et les jeunes mères, compte tenu du danger qu'elles représentent pour leurs enfants.

Avec Anna comme avec Lelya, on constate que ce sont deux jeunes mères dans les deux cas.

Le Dr Juliette Fleury est co-rédactrice d'un document, disponible sur le site chu-nantes.fr, intitulé La maltraitance des enfants -- Droits de l’enfant et Devoirs des médecins. On peut lire à la page 2, section 3 Il est important de ne pas se tromper et d’amener une famille sur le trajet de la maltraitance alors qu’il existe une autre explication, et section 4 : Il n’y a pas d’exclusion de la famille. Le diagnostic peut être conforté.

Les parents ne devraient donc pas avoir de difficultés à obtenir le dossier médical de leur fille. Il ne devrait pas non plus avoir d'opposition à laisser enfant et parents ensemble, même la nuit.

D'une manière générale, c'est ce climat de suspicion au CHU de Nantes qui est inquiétant. Un préventionniste trop zélé ne tue-t-il pas la prévention ? Par ce genre de pratiques répétées, le CHU de Nantes ne risque-t-il pas de devenir, en matière de placements abusifs, une référence régionale, voire nationale ?

L'UNACS a accepté de venir en aide à ces jeunes parents en les soutenant dans leurs démarches juridiques. L'UNACS a demandé à son avocat de saisir la justice.

Si vous souhaitez soutenir ces parents et leur bébé, vous pouvez envoyer vos dons à l'association. Soit sur le compte Paypal UNACS (bouton "FAIRE UN DON" en haut à droite de la page), soit par chèque à : UNACS, 34 rue des hauts pavés, 44 000 Nantes, en précisant : JE SOUTIENS ANNA

Il faut savoir qu'en France, plus de 50% des placements d'enfants seraient abusifs. Une enquête explique les mécanismes de ces placements.


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