Éphémère coccinelle
Tant de douleur il ne reste que l'absence
Je rêvais de ton premier anniversaire
Tout cet amour broyé par le silence
Je prierai demain en ce jour je désespère

Les tressaillements lorsque tu criais la nuit
Pour nous signifier tes souffrances dans le noir
Les sourires du petit ange qui s'est enfui
Je veux tout garder et continuer ton histoire

Ne dîtes surtout pas qu'elle est mieux à présent
Ne me parlez pas je ne veux rien entendre
Je vais pleurer si vous parlez de cet enfant
Dieu s'est amusé à donner et à reprendre

On ne mesure pas la puissance du cœur
Tant que la vie ne l'a pas vraiment brisée
On ne comprend pas cette douceâtre torpeur
Qui fait de nous un être lobotomisé

La vie inexorablement reprendra son cours
On ne peut détruire ce qui a été donné
Ayana même partie tu restes l'amour
Merci pour la place que tu vas occuper

Tant de douleur il ne reste que l'absence
On rêvait de ton premier anniversaire...

RENÉ