meningitec-boite.jpgLa chambre civile du tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand devait se pencher ce mardi matin sur les assignations de plusieurs dizaines de familles contre la société cournonnaise CSP, soupçonnée d'avoir acheminé des vaccins défectueux contre la méningite. L'audience a été renvoyée au 24 novembre 2015.

Une vingtaine de parents dont les enfants ont été vaccinés avec des lots défectueux -contenant des traces de métaux lourds- avaient fait le déplacement dans la capitale auvergnate ce matin. Ils sont venus de toute la France: Grenoble, Rennes, Agen, Narbonne, Nîmes, etc. Tous s'inquiètent des conséquences de cette vaccination sur la santé de leurs enfants. Dans les jours suivant la piqûre, Marion a -comme les autres parties civiles- vu les symptômes se multiplier sur son petit Jules: "Il était irritable, avait des éruptions cutanées, ne dormait plus la nuit et a même eu des épisodes de détresse respiratoire. Il y a dix jours encore, je l'ai amené aux urgences pour une pneumopathie, témoigne-t-elle. On essaie de s'organiser maintenant, collectivement, parce qu'on se demande vraiment de quoi sera fait l'avenir. Aujourd'hui, je me pose beaucoup, beaucoup de questions. On se prépare à un combat de plusieurs années..."

Les 21 lots de Meningitec identifiés comme défectueux avaient été théoriquement retirés du marché le 24 septembre 2014. Ce qui n'a pas empêché les vaccinations de se poursuivre dans certains cas.

Ce mardi matin, 83 premiers dossiers devaient être examinés, avant une seconde audience prévue fin octobre. Mais le président de la chambre civile, en accord avec les différents avocats, a décidé de renvoyer les débats à une date ultérieure. Les demandes d'expertise des 240 familles seront toutes étudiées par la justice civile clermontoise le 24 novembre. Ce délai doit aussi permettre la convocation à l'audience de quatre laboratoires étrangers, tous impliqués directement dans la fabrication et la mise sur le marché du Meningitec.

"Le rendez-vous de ce matin était une étape nécessaire", a déclaré Me Emmanuel Ludot, qui assiste les parties civiles aux côtés de Gilles-Jean Portejoie. "Une première marche a été franchie. Tout le monde semble d'accord pour qu'un collège d'experts indépendant soit nommé afin d'examiner chaque enfant. A ce stade, nous demandons des comptes à CSP, en tant que distributeur du vaccin. Mais nous ne nous fixons aucune limite dans les mises en cause. Médecins, pharmaciens et autorités sanitaires devront aussi s'expliquer sur leurs négligences".

Source : lamontagne.fr

Compilation des reportages TV du 22 septembre 2015