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Le vaccin BCG pour combattre la tuberculose

La tuberculose est une maladie d’origine bactérienne qui continue d’être la cause de milliers de décès dans le monde chaque année. C’est une affection due au Bacille de Koch qui touche principalement les populations fragiles, notamment les pays pauvres. Les pays du Nord restent également concernés. En France, les statistiques parlent de 900 morts chaque année. Bien que controversé à cause de ses effets secondaires, le vaccin BCG reste le vaccin disponible pour la prévention des formes graves de tuberculose.

C’est quoi le vaccin BCG ?

Le vaccin contre la tuberculose (BCG) tient son nom de ses inventeurs Bacille de Calmette et Guérin. Sa substance renferme les germes vivants du bacille, atténués et modifiés de sorte que son inoculation dans l’organisme n’est pas dangereuse. À ce jour, il n’y a qu’un seul type : c’est le BCG SSI intradermique. Il a été fabriqué avec la souche danoise Copenhague 33.

Pourquoi faut-il se faire administrer le vaccin tuberculose ?

Prévenir la maladie de la tuberculose reste un impératif pour tous les États. C’est pour cette raison que le vaccin BCG est obligatoire en France. En effet, lorsqu’elle est pulmonaire, cette affection devient contagieuse par les voies aériennes. Via les gouttelettes issues d’une toux ou d’un éternuement, toute personne peut contracter ce mal et le développer progressivement. Les symptômes sont essentiellement la fièvre, la toux, les douleurs musculaires, la fatigue et l’amaigrissement. Il arrive, dans bien de cas, que ces signes soient accompagnés de crachats avec du sang. Pour traiter et guérir la tuberculose, les spécialistes de la santé associent plusieurs antibiotiques sur une longue durée. Elle est habituellement de six mois.

Est-ce une obligation de recevoir le vaccin BCG ?

Le vaccin tuberculose est longtemps resté obligatoire, notamment pour les enfants. Cependant, depuis 2007, cette injection a été retirée de la liste des vaccins obligatoires à faire aux nourrissons. Il est néanmoins recommandé aux bébés qui sont exposés à de grands risques de contamination. Ce sont entre autres :

  • Les nourrissons vivants habituellement en Ile-de-France, en Guyane ou à Mayotte ;
  • Les enfants nés dans les pays dans lesquels la tuberculose est très présente ;
  • Les bébés qui doivent voyager vers des pays à risque ;
  • Les enfants dont les conditions de vie sont précaires ;
  • Les enfants dont les parents ont des antécédents de tuberculose.

Les pays identifiés à risque sont essentiellement ceux de l’Afrique, de l’Asie et quelques contrées du Proche et du Moyen-Orient. Le vaccin est aussi recommandé pour les pays d’Amérique centrale et du sud, les pays d’Europe Centrale et de l’Est avec la Bulgarie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Roumanie. Si le vaccin BCG est aujourd’hui une simple recommandation pour les populations, il reste imposé à certaines catégories professionnelles.

Le vaccin BCG obligatoire pour certaines catégories professionnelles

En retirant le vaccin antituberculeux de la liste des injections préventives obligatoires, les pays ont maintenu son obligatoriété pour certaines couches professionnelles. Ce sont généralement des personnes qui, en raison de leurs activités, peuvent constituer des vecteurs de contamination ou sont très exposées à la maladie. Il s’agit de :

  • Les étudiants des professions médicales et sociales ;
  • Le personnel des laboratoires d’analyses biomédicales ;
  • Les agents des instituts pénitentiaires ;
  • Les agents de santé des centres hospitaliers et des services de santé ;
  • Les cadres et professionnels du secteur social ;
  • Les sapeurs-pompiers ;
  • Les assistantes maternelles.

Quelle est l’efficacité du vaccin BCG ?

Le vaccin BCG est longtemps resté un vaccin controversé. C’est en effet une substance qui ne protège pas contre toutes les formes de tuberculose. C’est une injection dont l’objectif principal est la protection des enfants contre les formes les plus graves de tuberculose. Son efficacité est estimée à 75 %. Tout ça explique que la maladie demeure et qu’il faille toujours travailler sur la prévention à travers les sensibilisations et la vaccination.

Comment se fait la vaccination contre la tuberculose ?

Chez les enfants, la vaccination est généralement faite au cours du 2e mois et selon le schéma de vaccination, jusqu’à 15 ans. À Mayotte et en Guyane par contre, lorsqu’un ascendant de l’enfant a souffert de la tuberculose, une injection est nécessaire dès la sortie de la maternité. En règle générale, la prévention est faite en une fois. Il n’y a pas de rappel qui soit indispensable. Pour se faire administrer le vaccin BCG ou vacciner son enfant contre la tuberculose, il faut aller vers son médecin traitant ou dans un centre de vaccination. Il est aussi possible de recevoir le BCG en PMI ; il est gratuit dans ce cas. Lorsque c’est sur prescription médicale, l’achat est pris en charge à hauteur de 65 % par l’assurance-maladie.

Habituellement, l’injection est faite au niveau de la région deltoïdienne ou au niveau du bras. Il n’y a aucune contre-indication de douche ou de bain dès le jour de la vaccination. En revanche, certaines personnes sont interdites au BCG.

Les contre-indications pour le vaccin BCG

À cause de ses composants et ses éventuels effets, le vaccin contre la tuberculose est contre-indiqué à certaines catégories de personnes que sont :

  • Les femmes en état de grossesse ;
  • Les bébés pesant moins de 2 kg ;
  • Les personnes qui présentent habituellement des allergies aux composants du vaccin ;
  • Les personnes souffrant d’une immunodépression ;
  • Les patients qui ont déjà été vaccinés contre la tuberculose.

Même administré aux personnes qui ne figurent pas sur cette liste, le vaccin BCG peut entraîner certains effets indésirables.

Les effets indésirables du vaccin antituberculeux

C’est le propre de tout vaccin d’entraîner des effets indésirables. Ils varient d’une personne à une autre. Tout dépend donc du profil de santé. Lorsque les manifestations après la vaccination sont sévères, il faut consulter un professionnel. De façon générale, le vaccin BCG entraîne une éruption cutanée ou un gonflement des yeux et du visage. Certaines personnes se plaignent par contre de difficulté à respirer ou à avaler. Il arrive, dans des cas graves, que les personnes vaccinées fassent une chute de tension ou même une perte de connaissance.

La zone d’injection du vaccin BCG peut durcir les jours suivants la vaccination. Dans certains cas, les professionnels relèvent une ulcération et un écoulement de liquide. Selon les recommandations, il ne faut pas presser la zone ou y appliquer un produit. Cependant, lorsque la zone durcie au toucher mesure plus de 3 cm, une consultation est nécessaire. Il faut néanmoins savoir qu’en règle générale, le point d’injection du vaccin BCG laisse une cicatrice définitive.

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